| Au
cours des onze mois de son internement, il termine l'écriture
de la tragédie Œdipe qui connaitra dès 1718
un énorme succès. C'est à cette époque
qu'il se choisit son pseudonyme qui n'est autre que l'anagramme
de AROUET L(e) J(eune) (les lettres U et V, J et I s'écrivent
de la manière à cette époque). En 1726, il
s'oppose au chevalier de Rohan-Chabot et fait un nouveau séjour
à la Bastille. A sa sortie de prison, Voltaire doit s'exiler
pour trois années en Angleterre avant de faire son retour
dans la société parisienne en 1729. Il va briller
par son talent d'auteur en livrant de belles pièces "Brutus"
en 1730, "Zaïre" en 1732, "Le Mondain"
en 1736, "Mahomet" en 1742, "Mérope"
en 1743. Ce talent attise la curiosité du roi qui en fait
en 1744 son historiographe. Pourtant, l'esprit persifleur de Voltaire
va lui valoir sa disgrâce. En 1758, il achète un
domaine à Ferney (près de Genève). Là,
il se découvre une passion pour la construction d'une société
nouvelle. Il aménage son domaine, puis la région
entière, il fait bâtir des maisons, fait cultiver
les champs, développe l'élevage, monte quelques
industries (montre et bas de soie) et apporte la prospérité
à la région. Voltaire devient de son vivant un véritable
mythe et en 1778 pour son grand retour à Paris, il est
accueilli pour une foule en liesse et par les membres de l’Académie
Française qui lui rendent un vibrant hommage. Voltaire
meurt le 30 mai 1778 à Paris. Quelques mois avant sa mort,
il écrivait à son secrétaire : "Je meurs
en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes
ennemis, en détestant la superstition." Malgré
ces paroles pleines de paix et de sagesse, Voltaire est considéré
comme l'un des artisans de la Révolution Française.
Les cendres de Voltaire sont d'ailleurs transférées
au Panthéon le 11 juillet 1971.
|