En
1955, sa femme et ses enfants le rejoignent enfin et ils s'installent
à Montreuil, dans la banlieue parisienne. A la même
époque, il rencontre Georges Pasquier, dit Jojo, qui non
seulement devient son chauffeur, régisseur et homme de
confiance, mais aussi son ami le plus proche. Cette même
année est aussi celle de l'enregistrement de son premier
disque chez Philips.
En 1956, Jacques rencontre François Rauber, pianiste classique,
qui devient son accompagnateur, et surtout lui donne la formation
musicale qu'il n'a pas eue.
Son second 33 tours sort en 1957. Il reçoit pour ce disque
le Grand Prix de l'Académie Charles Cros. La reconnaissance
de son talent commence enfin à être perçue
par les professionnels. Il lui faudra attendre la sortie de son
quatrième album ("La valse à 1000 temps")
pour conquérir à son tour le public. Dès
lors, les tournées et les récitals s'enchaînent
sur les plus grandes scènes du monde (des USA à
l'URSS en passant par le Moyen-Orient, sans oublier le vieux continent).
Il multiplie également les enregistrements et nous livre
quelques-uns de ces plus beau morceaux ( "Le Plat Pays",
"Amsterdam", etc.)
Fatigué par des tournées sans fin et pensant qu'il
n'a plus rien à dire, Jacques Brel décide d'abandonner
la chanson en 1966, pour se consacrer à d'autres projets
(le cinéma et les voyages). En novembre il fait ses adieux
à l'Olympia.
En 1967, Jacques Brel, devient l'objet d'une comédie musicale
aux USA, "Jacques Brel is alive and well and living in Paris".
Jacques de son côté se tourne vers le cinéma.
En 1967, il tourne son premier film : "Les Risques du métier",
de André Cayatte. Son talent de comédien, qui apparaissait
déjà sur scène, est reconnu par tous. A partir
d'octobre 1968, il joue"l'Homme de la Mancha" au Théâtre
de la monnaie à Bruxelles puis au théâtre
des Champs Elysées à Paris avant de partir à
nouveau dans une tournée interminable à laquelle
il met fin en mai 1969.
Après avoir tourné sous la direction de plusieurs
metteurs en scène, il réalise son premier film en
1971 : "Frantz". Ce film rencontre un très faible
succès, mais cela ne décourage pas Jacques qui réalisera
un autre film ("FarWest") en 1973. Celui connaîtra
un échec total et marquera la fin de la carrière
de réalisateur pour Jacques. Ses performances en tant qu'acteur
contrebalance ses échecs, il tourne "Mon oncle Benjamin"
et "L'emmerdeur" de Edouard Molinaro, "L'Aventure
c'est l'aventure" de Claude Lelouch, de très grands
succès.
A partir de 1974, se sachant malade, Jacques se consacre presque
exclusivement à la navigation sur son voilier l'Askoy en
compagnie d'une jeune comédienne, Madly Bamy, avec qui
il partagera les dernières années de sa vie.. En
novembre, les médecins diagnostiquent un cancer du poumon
déjà très avancé.
En 1975, Jacques et Madly s'installent aux Iles Marquises. Il
ne quitte son île (Hiva Oa) que pour se rendre à
Bruxelles pour passer des examens médicaux.
En 1977, Jacques Brel décide, peut être en guise
de testament, d'enregistrer un disque. Il rentre à Paris
fin août et habite dans un petit hôtel parisien. Il
a arrêté de fumer et se remet au travail avec ses
fidèles complices, François Rauber et Gérard
Jouannest. Sa santé est mauvaise, mais Brel est très
enthousiaste. L'enregistrement de douze titre a lieu entre septembre
et octobre 1977. La sortie de l'album est un événement
et le disque se vend à plus d'un million d'exemplaire.
En juillet 1978, soudain au plus mal, Jacques est transporté
en France. Il hospitalisé à Neuilly suite à
la découverte d'une tumeur cancéreuse. Il passe
le reste de l'été dans le sud de la France, mais
le 7 octobre, il est ramené d'urgence à l'hôpital
de Bobigny, où il meurt le 9 octobre d'une embolie pulmonaire.
Aujourd'hui encore, son talent étonne par sa puissance,
sa poésie et son actualité.
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