Il
comprend alors Dave Evans au chant, Rob Bailey et Peter Clark
à la rythmique, et surtout le petit frère Angus
Young, âgé de 14 ans, à la guitare. Celui-ci,
avec sa panoplie de collégien (qu'il porte sur les
conseils de sa sœur !), sa taille réduite accentuée
par une imposante guitare, et sa maîtrise absolue du riff
de rock'n'roll (admirée par Keith Richards…), devient
rapidement le point de mire du groupe. Déménageant
à Melbourne, AC/DC est rejoint en 1974 par Phil Rudd (batterie),
Mark Evans (basse) et surtout Ronald Belford alias Bon Scott,
ex-Valentines et ex-Fraternity (au sein desquels il jouait de
la batterie) et vrai "bad boy" qui va façonner
l'image "violente" du groupe. Pendant
cinq ans, les ex-Easybeats, Harry Vanda et George Young, producteurs,
compositeurs et arrangeurs, produisent le groupe des petits frères,
les deux albums "High Voltage" (1974) et "TNT"
(1975) sortant uniquement en Australie, avant d'être
compilés sur un album international en 1976. 1977 marque
un tournant avec le remplacement d'Evans par Cliff Williams
et la sortie de "Let There Be Rock", leur premier véritable
succès mondial, suivi dans la même veine par "Powerage"
(1978) et surtout "Highway To Hell" (1979), LE classique
de cette formation, qui dépasse pour la première
fois le million d'albums vendus aux USA (500 000 exemplaires
en France !). Lorque
le 19 février 1980 à Londres, Bon Scott est retrouvé
mort de froid dans sa voiture après une nuit de beuverie,
on croit AC/DC fini. Que nenni. Embauchant
l'obscur Brian Johnson, sympathique braillard à casquette,
le groupe publie cette année-là "Back In Black"
qui dépasse les 600 000 exemplaires vendus en France (plus
de 10 millions aux USA…), battant ainsi un record des ventes
de rock qu'il détenait déjà… En 1981,
"For Those About To Rock" est numéro un aux USA.
Si "Flick Of The Switch" est disque d'or aux USA fin
1983, il amorce néanmoins un déclin qui semble inéluctable
en Europe continentale. Ni un changement de batteur (Simon Wright
remplace Phil Rudd) ni un retour dans le giron des aînés
Vanda et Young ne masquent le manque de créativité
de la bande d'Angus. "Blow Up Your Video" début
88 fait illusion un moment, mais les ventes chutent considérablement,
sauf aux USA et en Angleterre où les concerts font toujours
le plein, grâce à une production scénique
stupéfiante. Mais en 1995, "Ballbreaker", produit
par Rick Rubin renverse la tendance et relance AC/DC, commercialement
et artistiquement. Du coup, quand paraît "Stiff Upper
Lip" en 2000, le groupe reçoit un accueil critique
incroyablement favorable. Il est désormais très
hip d'aimer AC/DC. Jusqu'à quand ?
Voir et acheter les cd d'Acdc ?
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